vendredi 5 juillet 2013

Fête de la musique le 21 juin 2013 , à l'Hôtel de Brienne à Paris

Fête bretonne dans les jardins du ministère de la défense le 21 juin 2013


Pour la fête de la musique, dans les jardins de l' Hôtel de Brienne, le ministre de la défense, jean-Yves Le Drian, avait convié de nombreuses personnalités militaires, des amis, des conseillers régionaux bretons, des présidents d'associations bretonnes (un rappel : Monsieur le ministre est né à Lorient en juin 1947, maire de sa ville de 1981 à 1998, et président du Conseil régional de Bretagne).

À cette soirée,  la Bretagne mise à l'honneur, était représentée également par le président de l'Union des Sociétés Bretonnes de l’Île de France Jean Le Lagadec, et Gabriel Delahaye, rédacteur en chef du journal "Bretagne Ile de France". Des cartons d'invitation avaient été remis par les soins de Gabriel, à 3 autres présidents d'amicales, Gérard Réquigny de Saint-Denis et son épouse, Jean-Luc Caudal de Champigny et Nicole Derouineau, Marie-José Delrivière-Probst d'Aulnay-Sous-Bois et Jean Fourcade, trésorier.
Dès notre arrivée dans les jardins, avec vue sur l'Hôtel de Brienne, siège du ministère de la défense,  le ton de la soirée était déjà donné, des barnums pour la restauration, des drapeaux bretons, un podium qui nous laissait déjà espérer... Nous avions l'impression, modestement, d'être chez nous, dans nos manifestations amicalistes !
De jeunes marins en service nous proposaient sur des plateaux " kir breton, cidre ou muscadet servis dans des gobelets en plastique, des bouchées de coquilles Saint-Jacques, des petits roulés de galette de blé noir dans des assiettes en carton, des crêpes sucrées".
"Je suis de Quimper", me dit l'un... "moi du Morbihan" me souffla un autre "et vous" ? me dit-il,  "vous êtes bretonne" ? - "de Lorient " ! lui répondis-je en souriant !
Après l' allocution de Jean Yves Le Drian, remerciant tous ses corps d'armées et les militaires bretons, les chanteuses de kan han diskan, Nolwenn Le Buhé et Annie Ebrel prirent place sur le podium et entraînèrent quelques danseurs au son des gavottes, des andros, des plinns...
Le groupe celtique Armor et Argoat de Lorient firent quelques démonstrations de danses auxquelles nous fûmes inviter à participer.
Le bagad de Lann Bihoué leur succéda, et .... la magie opéra !

Nous garderons de cette soirée privilégiée et unique un excellent souvenir de convivialité et de simplicité, telle que nous les apprécions !






mardi 2 juillet 2013

Fête du canal à Aulnay-Sous-Bois le dimanche 30 juin 2013

En même temps que le lancement des festivités de l'été à Aulnay-Sous-Bois, dimanche 30 juin, le Comité des quartiers du Canal de l'Ourcq animait la fête du canal sous un soleil radieux.

Non loin de la péniche Anako, l'Amicale Bretonne d'Aulnay-Sous-Bois avec son stand restauration a jeté l'ancre pour satisfaire tous les amateurs de bonnes crêpes bretonnes.
Ont répondu à l'appel : les filles Chantal, Marité et Marijo, les garçons André, Jean et Bernard.

Merci à tous ces bénévoles pour leur implication, ayant contribué à la bonne réussite de cette journée festive !
Merci au Comité de quartier du Canal de nous avoir invité encore cette année !


Merci aux photographes Bernard et Jean

samedi 8 juin 2013

Sortie touristique à Château Thierry et ses environs - le samedi 8 juin 2013

Sous un beau soleil, 37 personnes partent pour une journée à la découverte ou la redécouverte de




                         Jean de La Fontaine  (240 fables publiées en 3 recueils)

morale du lion et le rat : patience et longueur de temps font plus que force ni rage
celle du lièvre et de la tortue  : rien ne sert de courir, il faut partir à point





le groupe devant le Château de Condé

En début de voyage dans le car, je saluai et souhaitai la bienvenue à nos amis participants. Marie-Thérèse nous remit un petit questionnaire qu'elle avait préparé sur les cris d'animaux, petit clin d'œil aux Fables de La Fontaine, en prélude à notre première visite au musée, ce qui déclencha crises de rires et gloussements de satisfaction.

Le Musée de Jean de La Fontaine à Château Thierry, fut la maison natale du poète, certainement construite à la Renaissance si l'on se fie à la date : 1559, qui fut gravée à droite de la porte sur un pilastre, et classée monument historique. Dans une grande salle du XVIIème siècle, nous avons pu contempler son acte de baptême du 8 juillet 1861, une lettre autographe, et une grande clé du portail de la maison. Le Musée est riche en iconographie, d'objets d'art ornés de fables à toutes les époques depuis le XVIIème siècle jusqu'à nos jours.




C'est dans un ancien moulin à eau transformé en un charmant restaurant "Le Moulin Babet", situé dans un lieu pittoresque en pleine nature à Mézy-Moulins, que nous avons très bien déjeuné.



La première visite guidée de l'après-midi fut celle du Château des Princes de Condé, de Bourbon et de Savoie, situé en Brie
Champenoise.
Le château est un domaine privé, classé monument historique et habité toute l'année.Il cache dans son parc des arbres tricentenaires. les somptueux décors des XVIIème et XVIIIème siècle ont été réalisés par Watteau, Boucher, Oudry, Servandoni. Sont évoquées des personnes illustres telles que Jean de la Fontaine, le Cardinal de Richelieu, Mazarin, sans oublier Olympe et ses poudres mystérieuses.


La journée s'est poursuivie par la visite guidée de la maison Champagne Pannier. Louis Eugène Pannier fonda la maison en 1899 près d' Epernay. Son fils la transfèra à Château Thierry, où il avait acheté des caves médiévales, anciennes carrières de pierres exploitées à partir du XIIème siècle. Elles s'étendent sur 2 km et 30 m de profondeur. Cette visite fort instructive s’acheva par une dégustation d'une cuvée que nous avons tous beaucoup appréciée, ce qui incita d'ailleurs la plupart d'entre-nous à acheter quelques bouteilles de champagne.

Avant de nous quitter, nous primes un goûter dans une brasserie de Château-Thierry, et nous fûmes de retour aux environs de 20h30 à Aulnay-Sous-Bois.

Heureux de notre journée, nous avons déjà pris rendez-vous pour l'année prochaine !



merci à Jean, Bernard et Didier pour les photos !

mardi 9 avril 2013

Salon des vins et produits du Terroir - 23 et 24 mars 2013 - Aulnay-Sous-Bois - Ferme du Vieux Pays

Pour la 6ème année consécutive, 8 CLUBS ROTARY de la région, regroupés au sein de l'association UNISER ont organisé ce salon pour collecter des fonds au bénéfice de la recherche sur la sclérose en plaques.
Nous avons apporté notre pierre à l'édifice en étant présents les samedi 23 et dimanche 24 mars 2013 à la Ferme du Vieux Pays. C'était la première fois que l'Amicale était sollicitée, et sans hésitation nous avons accepté de participer à cette action. Nous avions sous-estimé le nombre de personnes venant se restaurer à nos tables, car à notre grande satisfaction ce fut un succès et nous manquâmes de pâte.
Les garçons crêpiers, Jean, André, Michel, et les filles crêpières Marie-Thérèse et moi-même Marijo avons confectionné plus de 500 crêpes et galettes sur nos billigs.
Le montant de la recette a été intégralement remis en chèque à Robert De Graeve, président UNISER/ROTARY pour l'ARSEP.
Deux nouveaux bénévoles sont venus rejoindre l'équipe avec beaucoup d'enthousiasme et de dynamisme, Joëlle au service et à la caisse, et Bernard avec son éloquence habituelle invitant avec conviction les passants à venir déguster nos crêpes. Chantal, notre fourmi, devenue indispensable sur nos stands, veillant au ravitaillement et l'organisation derrière les crêpiers et crêpières s'est libérée le dimanche pour venir nous aider.
Les danseurs et danseuses du mardi, Marie-Claude, Micheline, Annie, Claudine, Christiane, Nicole et Jean-Jacques nous ont fait le plaisir de nous rendre visite le samedi et de s'installer à nos tables pour un repas de galettes et crêpes.
Nous remercions Monsieur le Maire Gérard Ségura, Jean-Jacques Brient, Jean-Luc François, Anne Marie Mesquita et sa petite famille, Monsieur Roland Gallosi adjoint au maire, de leur coutumière gentillesse, et de l'intérêt qu'ils portent à notre Amicale.

Convivialité, complicité, rires ont été l'ambiance de ce week-end !



Belle participation de l'Amicale et un grand merci aux bénévoles !

jeudi 21 mars 2013

Quand souffle la tempête, du côté de St-Guénolé ...

Amateur de sensations fortes, regarde cette video !



Vous pouvez également regarder cette video en cliquant ici (qualité légèrement supérieure me semble-t-il !)

lundi 18 mars 2013

Salon des Vins les 23 et 24 mars 2013

Le 6ème SALON DES VINS et Produits du Terroir, organisé par les Rotary Club, se déroulera à la Ferme du Vieux Pays à Aulnay-Sous-Bois les 23 et 24 mars 2013 


   

L'Amicale Bretonne  sera présente sur son stand et proposera sa restauration avec ses galettes et ses crêpes sucrées.

La recette sera reversée à l' Association pour la Recherche contre la Sclérose en Plaques (ARSEP)

L' entrée sur le salon est gratuite.

MERCI DE VENIR NOMBREUX.  !

mercredi 6 mars 2013

Journée internationale de la femme - le 8 mars 2013

La journée de la femme est célébrée chaque année le 8 mars dans de nombreux pays occidentaux.

Pierre Jakez Hélias a écrit un petit texte breton que je m'amuse à vous conter ci-dessous :


La femme de Bi


Il y a eu un temps où le plus délicat plaisir du dimanche, pour les commères du bourg, était d'attendre l'arrivée de Bi et de sa femme dans leur char-à-bancs peint en vert cresson avec des filets jaunes. C'était un très beau char-à-bancs qui faisait ouvrir la bouche au notaire lui-même, possesseur d'une automobile de Dion. Tout l'équipage était irréprochable, depuis les deux lanternes fourbies de près jusqu'à la têtière du cheval, ornée d'un oeil-de-boeuf en cuivre de chaque côté. Quant au cheval en question, sa robe était si noire et si luisante que l'héritière la plus coquette aurait pu mettre sa coiffe des grands jours en s'y mirant.
Et cependant, les commères ne regardaient pas le char-à-bancs du riche Bi. Elles ne regardaient pas Bi non plus, ce petit homme raide, à l'oeil sévère, qui était si fier de sa moustache blonde. Assise à côté de lui, le dépassant d'une tête, il y avait sa femme qui s’essuyait les yeux avec un mouchoir de toile fine. Elle aurait été aussi belle à voir que le cheval sans sa coiffe légèrement de travers, ses cheveux dérangés sur la nuque, le velours froissé de ses manches et ses yeux rougis par les larmes. Les commères la détaillaient de la tête aux pieds pendant qu'elle faisait tout son possible pour leur sourire.
Imperturbable derrière sa moustache, Bi laissait aller son cheval au pas le plus lent. On aurait dit qu'il faisait exprès de montrer sa pauvre femme dans cet état pitoyable. Et c'était vrai. Il venait de la battre, l'instant d'avant, et il tenait à le faire savoir à tout un chacun.
Quand l'équipage était passé, se dirigeant vers l’église pour la grand-messe, les commères hochaient la tête avec un contentement secret, tout en plaignant la femme de Bi :              
"La pauvre ! Elle a encore attrapé son compte".
Les hommes faisaient semblant de ne rien voir. Ils étaient mordus de jalousie parce qu'il n'y avait pas la moitié d'un, parmi eux, qui eût été capable de domestiquer sa femme comme faisait Bi de la sienne.
Bi ne battait sa femme que lorsqu'il y avait quelques témoins présents pour aller porter la nouvelle aux populations d'alentour. L'affaire se passait toujours sur la grand-route et de la même façon :
"Venez ici, ma femme, disait Bi. Approchez, s'il vous plait".
Elle obéissait avec humilité. Aussitôt, son mari se mettait à la rouer de coups en criant à tue-tête :
"Marie-Louise, ne vous offensez pas si votre mari vous maltraite de la sorte. Vous savez qu'il est un homme violent et emporté".
Et la malheureuse gémissait entre les coups :                                                        
"Faites ce qui vous plaît, Bi,. Je sais que c'est pour votre bien".                                
Le plus étonnant, c'est que Bi passait pour un homme affable et plutôt effacé dans les jours ordinaires, tandis que sa femme, qu’il était allé chercher dans un canton voisin, menait ses affaires de lait, de beurre et d'oeufs avec beaucoup de fermeté, aux dires des marchands. C'est pourquoi les gens ne comprenaient pas comment elle se laissait martyriser par sa demi-portion de mari.
Le jeu dura plusieurs années. Il aurait pu continuer, jusqu'à la mort des deux époux sans l'aventure que je vais vous conter maintenant.
Un jour, Bi et sa femme s'en furent à la foire de Pont-Croix avec une charretée de porcelets. L'habile Marie-Louise fut chargée de les vendre au plus haut prix. Pendant ce temps, le Bi faisait le tour du quartier, la poitrine haute et le pouce à l'entournure du gilet. Ce fut sa moustache qui causa son malheur. Elle était si bellement roulée qu'il ne pouvait plus s’empêcher de loucher dessus des deux yeux à la fois. Et c'est ainsi qu'il vint à heurter violemment, au détour d'une rue, un maraîcher de Plouhinec dont l'histoire n'a pas retenu le nom.
Bi eut beau s'excuser, l'autre crut à une provocation de la part du petit homme faraud dont l'extérieur lui déplaisait fort. Il ne voulut rien entendre, ayant la tête près du bonnet, et passa tout de suite au menaces. Alors le riche Bi, qui sentait venir les coups, prit la fuite au galop rouge. Mais le gars de Plouhinec était déterminé à se faire les poings sur sa peau.
Sur le foirail, Marie-Louise avait vendu son dernier couple de porcelets quand elle vit accourir son mari, hors d'haleine, poursuivi par le maraîcher furieux. Le Bi violent et emporté en était réduit à demander aide et protection à sa femme.
"Attrapez-le-moi, criait le gars de Plouhinec. Je vais le mettre en trois morceaux, bien qu'il n'y ait pas assez d'étoffe en lui pour faire un homme".
Marie-Louise était blême de honte et de colère. Elle empoigna son seigneur et maître par le col et le jeta entre les bras du maraîcher :
"Allez-y hardiment, glapit-elle, et qu'il n'en reste rien".
L'autre cracha dans ses mains et se mit à corriger Bi sans ménager sa peine. La foule du marché s'était assemblée autour d'eux. Pendant que les coups pleuvaient, Marie-Louise racontait l'imposture de Bi :
"Quand je me suis mariée avec cet homme, clamait-elle, il m'a fait croire qu'il était tellement violent et emporté qu'il risquait, à tout moment, de tuer quelqu'un si la rage s'accumulait en lui trop longtemps. Pour lui éviter ce malheur, je me laissais battre tous les dimanches en croyant le calmer au dépens de ma peau. Et c'est seulement un poltron qui voudrait passer pour un terrible. Je vais lui faire payer ses dettes".
Quand le Bi fut proprement moulu et assommé, Marie-Louise le fit jeter dans la caisse aux porcelets et le ramena chez elle.
Le dimanche suivant, elle vint au bourg en conduisant elle-même le char-à-bancs vert cresson avec ses filets jaunes. Elle avait les yeux secs et sévères. Sa coiffe était bien droite, ses cheveux lisses et sa robe de velours aussi parfaite que la peau du cheval noir. A côté d'elle le pauvre Bi n'était plus qu'un petit tas d'humilité.

Elle lui avait rasé sa moustache.



Pierre Jakez Hélias. (1914-1995)